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Alexe Louisa, Réalisatrice @her_projet

Dernière mise à jour : oct. 5



Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Hello, je m'appelle Alexe (prénom de naissance, Alexandra). Je suis assez âgée pour avoir connue les 45 tours et les K7 !

J'ai suivi des études de sociologie à Paris 8.

J'ai vécu pendant 6 ans à Montréal.

Je suis fan de cinéma, de musique et voyages.

Et je suis Sagittaire !


Mon but était de donner la parole à des femmes magiques qui existent dans la sphère cinématographique mais que l'on ne voit nulle part.

En quoi consiste le projet Franco-canadien, HER ?

HER c'est un projet de mini-capsules vidéo qui rassemblent les récits et expériences de 25 femmes actives dans le milieu du cinéma ou de la télé.

Le tout filmé entre Paris, Montréal et Toronto.


Mon but était de donner la parole à des femmes magiques qui existent dans la sphère cinématographique, qui sont talentueuses, dont le parcours est légitime mais que l'on ne voit nulle part.



Quelles sont tes ambitions pour ce projet ?

J'aimerais pouvoir continuer à récolter des expériences à travers le monde, Berlin, Londres, Amérique du Sud.

Avoir plus de moyens pour développer le projet, avec un meilleur matériel et monter une petite équipe.

J'aimerais un jour pouvoir le décliner en documentaire, un peu "Woman" de Yann Arthus-Bertrand (Big dream alert !).

Mais déjà si grâce à ces témoignages j'arrive à faire prendre conscience à quelques personnes que le cinéma est aussi à nous, que c'est possible et que l'on a notre place, je serais déjà super contente.


Ces dernières années, tu as vécu entre la France, le Canada et la Colombie. Qu'est-ce qui t'a conduit vers ces destinations ? Et qu'est-ce que ces voyages t'ont enseigné ?

Le Canada c'était un challenge qui a duré 6 ans, c'est mon pays d'adoption enfin plus précisément le Québec.

Changer de vie et de pays c'est découvrir une autre culture, apprendre à s'intégrer, apprendre des gens, des situations, se faire de nouveaux amis qui deviendront une nouvelle famille, dealer avec beaucoup de doutes mais aussi avec des moments de joie.


J'ai énormément grandi, j'ai pris du recul sur pas mal de choses et j'ai côtoyé des gens formidables qui m'ont fait évoluer personnellement, professionnellement et spirituellement.


La Colombie c'était mon échappatoire de 3 mois. Le break nécessaire mentalement et physiquement parlant.

J'ai traversé le pays seule avec mon sac à dos. Un des trucs les plus fous que j'ai fait de ma vie.

Le genre d'expérience qui t'apprend à lâcher prise, à suivre ton instinct, à découvrir sans jugement et à kiffer le moment présent.


Je me demande encore comment j'ai fait tout ça mais je le referais encore sans hésitation ! La vie est trop courte !


Tu te vois où dans 5 ans ?

Là où je serai heureuse et épanouie.

Que ce soit au Québec ou en France, du moment que je continue à faire ce que j'aime, entourée de gens que j'aime.


Après si on part dans les rêves no limit, je me vois dans un loft à Brooklyn, à travailler avec Spike Lee ou dans une maison de bord de mer en Colombie à donner des cours de yoga (rires).


Comment est née ta vocation pour l'audiovisuel ?

J'ai toujours aimé les films, surtout les films afro-américains.

J'ai grandi avec Do The Right Thing, Brown Sugar, The Wood, Menace II Society, Love & Basketball etc...

J'ai toujours eu plein de DVD chez moi et des tonnes de K7 VHS à l'ancienne.


Puis des années après, quand j'ai commencé à travailler dans le milieu, j'ai découvert ce que l'on appelle les films d'auteurs, et cela a vraiment été une révélation, cela m'a ouvert les yeux sur une autre facette du cinéma que je ne connaissais pas vraiment, et cela a contribué à développer et nourrir ma passion.


Alors depuis, je peux regarder un film de Ken Loach comme je peux regarder Girls Trip (rires).


Le film que tu ne te lasses pas de revoir ?

Moonlight, Moonlight et Moonlight de Barry Jenkins !

Je trouve que c'est le film le plus beau du monde. Je pleure à chaque fois que je le vois.


Ta définition du mot "diversité" ?

Aïe...j'ai beaucoup de mal avec le mot "diversité".

Il est vraiment utilisé pour tout et n'importe quoi. Un mot fourre-tout qui sert les grandes institutions à tous nous mettre dans le même sac et au final, flouter le problème des discriminations en France ou au Québec.


Alors ma définition édulcorée et naïve serait que la diversité ne rassemble que des gens uniques et extraordinaires apportant une plus-value au pays et sans elleux ce même pays serait super ennuyeux.



Qu'attends-tu d'un lieu multiculturel dédié au rayonnement des femmes ?

J'attends de cet espace qu'il soit un véritable safe space, où l'on se retrouve, l'on se parle, l'on s'écoute et l'on apprend les unes des autres.

Un endroit où il y aura des ateliers en tout genre, des discussions mais surtout beaucoup d'échange, de bienveillance et de respect.


Suivez l'actualité d'Alexe, @her_projet










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